CALAIS, NEW JUNGLE

       Suite à cette analyse, il était évident que la Jungle de Calais présentait la genèse d’un nouveau genre de ville qui se répand à travers le monde, et qu’il fallait aider à germer plutôt que d’essayer d’étouffer. C’est dans ce sens, qu’une deuxième partie du travail a consisté à trouver un moyen de rendre la Jungle plus accueillante et sécurisante pour ses habitants. Une proposition a donc été formulée pour munir le camp de réseaux et signalétiques afin d’améliorer l’infrastructure urbaine et réduire les différents risques liés (collecte des déchets en des points clés, éclairage des rues principales, point d’eau stratégique, etc.)  De plus des « lieux domestiques » viennent s’implanter dans les différents secteurs, de façon stratégique, pour assurer les besoins des habitants (douches, sanitaires, cuisine, étendoirs avec un éclairage de nuit) et minimiser l’insécurité des femmes et des enfants. Aussi, des nouveaux espaces communautaires sont proposés, dispersés dans la jungle et assurant la sécurité des habitants quant aux différents risques. Enfin, pour les habitants, un guide constructif a été mis en place (en français et en arabe), pour les aider à construire un logement moins sujet aux risques et correctement isolé, orienté et habitable.    

      

       Depuis cette étude, la jungle a été réorganisée, démantelée et réinvestie à plusieurs reprises. Elle restera tout de même un bon exemple de la ville auto-construite, en perpétuel renouvellement (humain, architectural et urbain) avec un dynamisme sans pareil.

Calais, France

DSA Risques majeurs

Promotion 2014-2016

Risque anthropique

Diagnostic et plan de réduction des risques

        A Calais, les migrants et réfugiés venus s’installer, ont baptisé leur nouvel asile la « New Jungle »; en référence à la forêt qui les abrite.  Ces campements de fortune ont petit à petit évolué et ont donné naissance à une nouvelle forme de ville et de vivre ensemble. C’est ainsi qu’a débuté l’analyse architecturale, urbaine et humaine de la « New Jungle » de Calais, avec une immersion de quelques jours dans la vie qui s’y déroulait. En octobre 2015, lors de ce relevé, la Jungle comptait près de 6 000 habitants de plus de 15 nationalités différentes (Soudanais, Afghans, Kurdes, Syriens, etc.). L’étude autour de ces campements était une manière d’identifier, derrière le désordre apparent, en quoi la Jungle de Calais constituait un laboratoire de la ville du 21ème siècle. Tandis qu’une partie de la jungle est composée de logements éphémères et  de tentes pour les populations de passage ; une grande moitié de la jungle abrite des habitations plus ou moins élaborées, avec des typologies différentes selon les populations qui y vivent. Dans ce campement qui devait être passager, implanté dans un terrain marécageux et non desservi par les réseaux divers, les risques sont prédominants, les problèmes sanitaires liés aux conditions de vie (accès à l’eau, hygiène, vaisselle, isolation des logements, etc.) sont omniprésents et on relève de nombreux risques d’incendies ou d’inondation.
    

      

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