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PARC LITTORAL +2°C

         L’étude de l’ensemble de ces problématiques et les réponses que nous y avons apporté ont permis de construire un plan guide global à l’échelle du bassin de risque. L’élaboration du plan guide, partagé par l’ensemble des élus et services techniques associés a été l’occasion d’imaginer de nouveaux modes d’aménagement vertueux grâce à l’invention de stratégies pour chaque entité paysagère, permettant au territoire d’acquérir une résilience face aux conséquences du réchauffement climatique, mais aussi une capacité à infléchir celui-ci en renforçant les puits à carbone maritime constitués par les marais. Une dynamique d’autant plus intéressante qu’elle offre une nouvelle attractivité à travers le retour d’un paysage naturel riche en biodiversité et représentatif de l’identité de la Charente-Maritime. Débutée en janvier 2018, ce travail s’inscrit très fortement dans les conclusions du rapport « anticiper les changements climatiques en Nouvelle-Aquitaine » rédigé sous la direction de Hervé Le Treut, et qui appelle à une collaboration (qui reste à inventer) entre le milieu scientifique et celui de l’aménagement résilient.

Le projet face aux risques

        À La Rochelle, le rehaussement du niveau des océans pourrait accroitre l’impact des submersions marines de type Xynthia, ainsi que l’érosion côtière qui est observable quotidiennement sur la séquence littorale, notamment le long du sentier côtier qui connaît régulièrement des phénomènes d’éboulements (secteur Pointe de Roux). L’enjeu planétaire du réchauffement et de l’évolution du climat est d’autant plus prégnant que l’on observe localement une augmentation de la fréquence des aléas climatiques, qui se traduisent à La Rochelle par des phénomènes de tempêtes associées à des submersions marines (dernières alertes «vagues et submersions» enregistrées en janvier et mars derniers).

 

        La présente étude pour l’aménagement de la séquence littorale s’inscrit donc dans deux échelles de réflexion interdépendantes :

           -  L’enjeu global de réchauffement climatique

        - Un questionnement à l’échelle locale des modes d’aménagement du territoire (urbanisation, usage des sols, activités en place, infrastructures) à mettre en oeuvre face aux phénomènes de submersion et d’érosion qui pourraient s’amplifier dans les décennies à venir.

 

       Au-delà d’être des marqueurs identitaires des paysages charentais, les zones humides définies par l’emprise des marais sont également les marqueurs des aires d’expansion des submersions (les périmètres du marais et de Xynthia+60 reportés par Artélia dans leur étude se confondent en effet quasi parfaitement). La prise en compte des marais dans la stratégie d’aménagement de cette séquence littorale, à la recherche d’une identité et d’une réponse face à la submersion est donc doublement pertinente.

 

  

Localisation.png
Identité.png

La Rochelle,
France

Atelier de Paysage Landescape,
Les Marneurs,
Eau-Méga

Submersion marine

Mise en place d’un plan guide, programmation et orientations pour la séquence du parc littoral à La Rochelle - Aytré - La Jarne - Angoulins, Emprise Xynthia

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     La submersion provoquée par la tempête Xynthia en 2010 a révélé la géographie perdue des marais littoraux et la morphologie du littoral qui ne se limite pas à l’unique bande côtière. Causant plus de 50 morts sur le littoral atlantique, elle a aussi témoigné de l’oubli du lien qui unit l’homme, le climat et la géographie, dans des territoires inondables qui n’auraient jamais dû être construits, marquant ainsi un tournant dans la prise de conscience du réchauffement et des risques associés.

 

      Le projet du Parc +2° entre La Rochelle, Aytré, Angoulins et La Jarne est une réponse à cette perte de mémoire ainsi qu’à l’enjeu climatique, à travers une stratégie de restauration des zones humides, de renaturation des espaces anthropisés (plages, anciens marais…), de redéfinition des mobilités, et plus largement d’une philosophie bas carbone, raisonnant avec le projet de l’agglomération de « La Rochelle Territoire Zéro Carbone ».

Cartographie des milieux, Les Marneurs.jpg
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